Transports urbains kinois: Une grille tarifaire de plus, pour rien de concret. Les autorités doivent bouger !
La nouvelle grille tarifaire des prix des transports dans la capitale n’a suscité aucune réelle attention particulière dans le chef de la population.

Ce n’est pas une nouveauté pour les usagers des transports à Kinshasa lorsque les mesures pleuvent et que les personnes concernées ne n’en sont pas mouillées!

Le gouvernement provincial de Kinshasa qui a fixé ces nouveaux prix devrait plutôt s’efforcer de faire respecter ces décisions sur le terrain de la circulation.

Moins d’une semaine après que les nouveaux prix sont tombés, rien de palpable, dans le sens de l’appropriation de la grille, n’est apparu. C’est la jungle qui se poursuit dans la fixation des prix des courses d’une commune à une autre.

Les conducteurs feignent, comme d’habitude, dans les différents arrêts de bus de la ville-province de Kinshasa, de suivre. Le principe est resté le même. Les tarifs varient et sont fixés en fonction des heures de pointe, des distances et, surtout, des éventualités liées aux embouteillages.

A ce rythme, ce sont les usagers de la route, une fois de plus, qui trinquent, étant donné qu’ils n’ont pas le choix face à la tyrannie des transporteurs.

Un petit sondage nous a instruit que les passagers se plaignent du non-respect de cette disposition et du phénomène de « demi-terrain », qui continue. Qui peut prouver le contraire que les conducteurs s’en tiennent aux parcours et à la tarification imposés par l’hôtel de Ville ?
Est-ce un irréalisme de l’autorité ou une incapacité des services à s’affirmer ou, carrément, de la mauvaise foi ?
Tout le monde sait que la grille ne sera pas respectée. Le problème se pose ailleurs, sinon, dans l’exécution de la coercition municipale qui souffre d’une faiblesse notoire.

Les autorités compétentes doivent mettre en place des mécanismes de suivi des décisions et impliquer les agents de l’ordre à une discipline publique pour surveiller et veiller à l’application des mesures arrêtées pour l’intérêt commun.

Les prix n’ont pas changé. Le désordre persiste.
De la place Victoire vers les destinations des communes, le calvaire de doubler ou tripler les courses à la place d’une seule prévue, torture les usagers qui déboursent des prix encore plus sauvages.

Pour exemple. Aller vers la Tshangu, il y a soit l’escale à la 7ème rue de Limete et le Quartier 1 avant de poursuivre, en direction de Sainte-Thérèse et Kimbanseke ou en direction d’autres étapes tarifées comme Bitabe, Pascal, Kingasani ya suka, aéroport, jusqu’à Bibwa pour espérer atteindre, de demi-terrain en demi-terrain, Plazza, Kinkole où de nouvelles possibilités s’offrent pour la N’sele.

C’est une étourdissante méchante réalité que sont les transports à Kinshasa.
Les mesures se succèdent mais elles ne sont pas du tout respectées. Il faut que le gouvernement, pour sa crédibilité, prenne sérieusement ses responsabilités.

Rien n’a évolué. Les heures demeurent le facteur déterminant pour les prix des transports. Partir plus tôt, c’est-à-dire, entre 5 et 6 heures du matin, offre plus de chance de trouver un transport au prix convenable.
Pour revenir vers son domicile, c’est le vertige et des plus pires.
Les transporteurs malmènent la clientèle. Les tarifs et les distances, les points d’arrêts et d’embarquement n’ont rien à voir avec ceux conventionnels. Passez-nous une expression locale : » Il faut cascader pour grimper et trouver un transport » sinon, c’est la marche forcée.
La preuve : Chaque jour, des milliers des personnes font le trajet à pied pour rentrer chez eux parce que les transporteurs ont fixé des tarifs qu’ils ne peuvent pas se payer.

Imaginez une course prévue à 500, 1000, 1500 ou 2000 Francs congolais, est remontée au double ou au triple, voire au quadruple par les motos et taxis.

La population continue à souffrir et le gouvernement ferait mieux de s’attaquer à toutes les causes qui sont à la base de cette instabilité dans les transports en commun, notamment, les embouteillages qui prennent non seulement du temps, mais aussi du carburant, les tracasseries dans la circulation routière, les modalités de versement entre employeurs des transports et employés sur le terrain, stabiliser le prix du litre à la pompe, et, pourquoi pas, multiplier des compagnies et sociétés des transports dans les voies routières, ferroviaires et fluviales de Kinshasa.

Est-ce impossible de se déplacer par le fleuve de Mbudi à Maluku, en transitant à Kingabua, masina, Kingasani, Mpasa, Kinkole tel que l’on se déplace sur les lacs Kivu, Tanganyika Moēro, etc…?

Il y a lieu d’innover et d se lancer dans des projets plus ambitieux au lieu de rêver trop bas.
Voici la tarification de la nouvelle grille des prix des transports dans la ville de Kinshasa :




Pour faire respecter cette nouvelle tarification, le gouvernement provincial de Kinshasa a exigé :
- l’affichage à l’intérieur du véhicule des tarifs et des itinéraires en lettres d’au moins 10 cm de hauteur ;
- le passager ne doit payer que le prix fixé par l’arrêté du gouverneur ;
- interdiction pour le conducteur de taxi d’embarquer plus de quatre personnes à bord ;
- interdiction pour le conducteur de circuler avec les portières et/ou le coffre ouverts ou de laisser les passagers s’agripper aux abords du véhicule ;

- interdiction pour le conducteur de recourir aux pratiques de sectionnement d’itinéraires (demi-terrain, abonnés, « solola bien » ou « direct ») ;
- le conducteur d’un taxi-bus ou bus ne peut réclamer le prix de la course avant le départ.
- Une amende de 50 à 100 dollars est prévue pour tout récalcitrant aux dispositions de ce nouvel arrêté.
Vivement l’application stricte de ces impositions salutaires. La rédaction.
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