Marche de colère des journalistes pour réclamer Justice contre les assassinats dont la presse est victime.
Marche de colère : Les organisations citoyennes de la presse exigent une enquête sérieuse pour dénicher l’auteur de l’assassinat de Jemimah Diane Mogwo de la RTNC (Déclaration).
Prévue à 10 heures, heure de Kinshasa, c’est enfin à 12 heures juste que le go de la marche a été donné par la présidente du Parlement des Femmes des Médias pour le Développement, PARFEM-D en sigle. Plus de 5 organisations Citoyennes de la presse et 2 associations feminines des droits de l’homme ont pris une part active à cette marche qui est partie de l’esplanade du palais du peuple jusqu’au point de chute, le Ministère de l’intérieur. Avant de quitter le palais du peuple, Madame Elise Mulanga a dévoilé le mémorandum adressé aux autorités compétentes et partenaires au développement. Les manifestants portaient des calicots ou l’on pouvait lire : Halte aux assassinats à répétition des journalistes, la presse de la RDC exige une enquête sérieuse, Non aux attaques ciblées des professionnels de la presse.

Aussitôt arrivée au Ministère de l’intérieur, securité et affaires coutumières, la police a invité le comité organisateur à constituer une délégation pour le dépôt du mémo dans les différents établissements publiques notamment, la RTNC et le ministère de la communication.
Voici le mémo :
Nous, organisations Citoyennes des femmes de la presse oeuvrant pour la promotion des meilleures pratiques mondiales et les droits du journaliste, notamment le Parlement des Femmes des Médias pour le Développement (PARFEM-D) en synergie avec la Conférence des Journalistes Politico-parlementaires (CPJP Zone Afrique, le Collectif des Journalistes et Editeurs du Congo (COJEC), Alerte RDC, Les Journalistes Politico-parlementaires et le Réseau des journalistes Anti coupages, (REJAC), » sommes très consternés par la mort tragique de la journaliste Jemimah Diane Mongwo de la RTNC 1, victime d’une attaque violente et sauvage des hommes non autrement identifiés. Nous déplorons également la mort de Madame Médine BIAKUNZU journaliste de la RTNC, victime d’un grave accident de circulation provoqué par la PCR qui pourchassait un motard sur la voie publique.
Voila pourquoi, les organisations citoyennes de la presse, y compris les associations féminines de la ville de Kinshasa, expriment leur consternation et révolte suite à ces drames dont sont victimes les professionnels de la presse.

Sur ce, nous condamnons vigoureusement l’assassinat de Jemimah Diane Mogwo de la RTNC 1 agressée violemment peu après son journal télévisé à 23 h 45, et aussi, la mort brusque de notre consoeur Médine BIAKUNZU de la RTNC 2, victime d’un accident de circulation quelques temps apres son travail ; À ceci s’ajoute, un journaliste du parlement qui a perdu ses 3 doigts, face à des Kulunas en colère.
Vu ce qui précède ;
Nous exigeons au gouvernement de la RDC, de garantir la securité des professionnels des Médias publics et privés car, c’est l’Etat congolais qui doit protéger les journalistes, d’autant plus que c’est à lui que revient la securité des personnes et de leurs biens.
Nous appellons aux autorités compétentes, particulièrement le ministre en charge de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, à mener des enquêtes sérieuses pour élucider les circonstances de ces actes inhumains.
Au Ministère d’Etat en charge de la justice de s’impliquer totalement pour retrouver et condamner à mort les auteurs intellectuels et matériels de ces crimes odieux »

À la Chaine Nationale Congolaise RTNC, une voix de plus vient de s’éteindre alors que cela pouvait être évité. Par consequent, nous demandons une seule chose à l’employeur : De baptiser le plateau tv ou elle a presté pour la dernière fois : « Jemimah Diane Mogwo », une manière d’honorer sa memoire ; Et de veiller à la sécurité du personnel ;
Au parlement de voter des lois qui visent à la protection des journalistes avant, pendant et après le service ;
Nous invitons cependant, la Police Nationale Congolaise à mettre oeuvre des mécanismes efficaces et les stratégies sécuritaires face à la criminalité et au banditisme dans nos villes et dans nos milieux ruraux ;
À la société civile, de former les journalistes sur les mécanismes de protection et défense dans les zones à hauts risques ;
Nous demandons aux partenaires au développement et Ambassadeurs accrédités en République Démocratique du Congo d’apporter leur appui technique, logistique et financier à la formation des professionnels des médias sur les mécanismes de protection du journaliste et autres Thématiques ciblées ;

Nous prions aux responsables des médias publics et privés de mettre à la disposition des journalistes qui prestent tôt le matin et terminent tard, les moyens de locomotion ;
Enfin, nous exprimons notre solidarité aux familles éprouvées et à la RTNC qui a perdu des professionnels et surtout des femmes exceptionnels ;
Que la terre de nos ancêtres soit douce et légère pour ces femmes vaillantes qui nous quittent à fleur d’âge.
Fait à Kinshasa, le 9 décembre 2024.
Le Comité de la marche.
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