Rentrée Session de septembre: Le temps de grands défis à relever pour les deux chambres.
Parlement congolais.
Rentrée Session de septembre: Le temps de grands défis à relever pour les deux chambres.
Un seul point est inscrit, à savoir, l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2024, pour la rentrée parlementaire de la chambre haute, le sénat congolais.


A l’Assemblée Nationale, les choses sont plus pressantes et animées. Plusieurs interpellations des ministres sont prévues suivant le rôle des matières déposées par les honorables députés nationaux qui retrouveront l’hémicycle le même jour que les sénateurs après leurs vacances parlementaires.

Vu que le 15 septembre tombe un dimanche, le Bureau du Sénat a convié les honorables sénateurs à prendre part à la plénière le lundi 16 septembre 2024 dès 11 heures précises.
C’est L’honorable sénatrice, rapporteure du bureau, Nefertiti Ngudianza Bayokisa Kisula, qui l’a communiqué.

Cette session de septembre, essentiellement budgétaire, constitue le premier baptême de feu pour le mandat du bureau présidé par l’honorable Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, après une brillante élection au bout de la session précédente, celle de mars à juin 2024.

L’honorable Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge s’était engagé, lors de son discours d’investiture, à privilégier l’intérêt général et faire rayonner la mission de la chambre haute du Parlement à tout point de vue.

Il est vrai que cette institution, censée contenir les sages de la république, en a grandement besoin, surtout après les turbulences qui ont caractérisées et discréditées toute la période du bureau provisoire.

Pour la part de la chambre basse du Parlement, les collègues du président au perchoir, l’honorable Vital Kamerhe, sont obligés à considerer un peu plus que les matières convenues, liées à la loi des finances publiques pour l’exercice 2025.

Les cas des détournements et mauvaise gouvernance devraient passer sous le cribble des contrôles parlementaires pour confirmer la proximité des élus avec leurs bases respectives conscientes de ces défis.

Point n’est besoin d’ennuyer la population avec des projets et propositions de loi pompeux mais vides pour l’intérêt public.

L’État congolais est en proie à plusieurs vices institutionnalisés qu’il faut urgemment corriger. C’est de notoriété publique que le climat qui règne dans la plupart des entreprises publiques et des ministères est contraire à ce qu’il devait en être.

Les citoyens et citoyennes de la république démocratique du Congo attendent qu’un assainissement sérieux soit effectué dans toutes ces entités afin de regarantir la confiance dans les institutions en panne de crédibilité.

Les députés nationaux ont intérêt, par des questionnements pertinents, de démontrer leur écoute aux préoccupations sociales comme leur compréhension des inquiétudes publiques exprimées par la base des électeurs dont ils sont les représentants directs. Nous savons combien il y a rupture entre les élus et les électeurs, actuellement.

Autant pour l’honorable président du sénat, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge que pour l’honorable Vital Kamerhe, à titre personnel, le premier doit prouver qu’il n’a pas été premier ministre du gouvernement et choisi aux rênes du sénat par la majorité des élus des élus pour rien et, le second, il est face à un défi particulier, celui de reconcilier la population avec les débats de l’Assemblée Nationale tel que ce fut lorsqu’il en était président, il y a près de vingt ans. Comme on dit souvent, pour les cas extrêmes : C’est maintenant où jamais de faire la différence !

Aujourd’hui, beaucoup de choses ont changé. Il n’est pas permis aux deux chambres du parlement congolais de manquer cette opportunité qui semble décisive pour sauver l’image un peu ternie des représentants de l’État dans le collectif populaire et à l’étranger.
Il en va de la dignité nationale.

Guy ILUNGA KABAMBA.
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