Procès des conjurés du coup d’état manqué : Bientôt la version authentique des faits.
Justice militaire.
Il faudra attendre le vendredi 5 juillet prochain pour enfin prendre connaissance des faits tels qu’ils se sont déroulés lors de la tentative ratée de coup d’état opéré par feu Christian Malanga et ses compagnons d’infortune. Ca sera au cours de la prochaine audience du procès à la prison militaire de Ndolo, audience qui poursuivra l’audience de confrontation, tenue le lundi 1 juillet 2024 par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe, autour des rapports des enquêtes préliminaires et des avis du ministère public ainsi que de ceux de la défense.

Jusqu’ici, les avocats des conjurés et leurs présumés complices qui sont tous aux arrêts, ont présenté quelques préoccupations concernant certaines modalités liées à la procédure d’usage et à des circonstances particulières, notamment, au cas précis de l’expert belgo-congolais, Jean-Jacques Wondo, dont l’état de santé est alarmant, selon sa défense qui a émis la requête à ce que ce dernier puisse être admis à des soins appropriés dans un hôpital de la place. Aussi, ses avocats ont demandé au tribunal que les biens du prévenu, jean Jacques Wondo, ses téléphones et ordinateurs saisis à son interpellation musclée, soient restitués, de peur que des manipulations s’opèrent dessus, à leur insu, pour charger et aggraver plus de présomptions sur une culpabilité encore non prouvée de leur client.

Le ministère public, pour sa part, est resté convaincu de la collusion de tous les prévenus dont plusieurs faits et recoupements traduisent leur complicité volontaire avec feu Christian Malanga, leader du mouvement clandestin et criminel baptisé » New Zaïre ». En présentant les faits du déroulé de l’opération avec des pièces diverses physiques, dont les armes et autres éléments militaires, le ministère public a conclu une planification de l’opération qui a nécessité de nombreuses connivences et une expertise en ce domaine.

Coupant court, le juge président du Tribunal de garnison de Kinshasa-Gombe, dans son rendu statuant sur ces préliminaires, a demandé aux avocats de garder tous leurs moyens et arguments de défense pour les faire valoir lors du débat qui interviendra sur le fond de l’affaire dans l’audience prochaine renvoyée au vendredi 5 juillet 2024.
Que faut-il retenir de cette audience préliminaire ?
Christian Malanga était effectivement le chef et conducteur de l’opération. Avec lui, le nommé Youssouf Ezangi, était son bras droit et le recruteur des complices sur place en RDC et à l’étranger où, des membres à cette aventure se retrouvent encore.
A cette phase d’instruction, ce sont les faits qui ont corroboré la résolution et la préméditation de l’opération qui n’est pas une chimère.
La suite va confronter les protagonistes et les témoignages des uns et des autres qui seront entendus dans leurs diverses déclarations pour établir , soient, la responsabilité de chacun, l’innocence de certains dans cette atteinte à la sûreté d’un état souverain.
Ils sont 51 personnes, poursuivies et accusées de
sept chefs d’infractions: Terrorisme, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, tentative d’assassinat, association des malfaiteurs, meurtre et financement du terrorisme.
Pour ceux qui s’en souviennent, c’est au cours des premières heures de la matinée du 18 au 19 mai 2024 que des bruits d’armes à feu aux alentours du Palais de la Nation, siège de » l’institution Présidence de la république », sera assiégée et investie, pendant quelques heures, par les hommes de Christian Malanga après avoir attaqué la résidence de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée Nationale et tué quelques gardes.
Leur aventure, très vite réprimée par les forces loyalistes, sera quasi filmée et diffusée en direct dans les réseaux sociaux telle une comédie dans l’opinion publique qui sera totalement surprise par le degré de l’incident inattendu et incroyable mais vrai !
Guy ILUNGA KABAMBA
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