Corneille Nangaa, Joseph Kabila et les autres en armes, du statut de figure nationale officielle à celui d’exilé, rebelle et recherché.
La décision du chef de l’État de répondre aux attentes de la classe politique et de la société civile en lançant formellement le dialogue est une très bonne détente politique mais, Il y a lieu de reconnaître que le fait du Dialogue attendu ne peut servir de prétexte pour amnistier ou ignorer certaines dérives contre les droits de l’homme et la Constitution en vigueur en RDC !

Objectifs cardinaux de l’énième Dialogue entre congolais.
La vérité et la justice ne sont pas des valeurs faciles à éluder lorsque l’inadmissible et l’incorrect veulent s’exprimer à leur place. Les objectifs prioritaires pour ce dialogue consistent à :
. Restaurer la paix à l’Est du pays occupé par de groupes armés,
. Consolider la cohésion nationale qui souffre des tensions intercommunautaires et des conflits politiciens,
. Jeter les bases de la refondation de l’État qui nécessite de revoir, soixante-six ans après l’indépendance de notre pays, une révision ou un réaménagement de la Constitution obsolète.
Ces conditions, une fois prises en compte, ont beaucoup de chances de régler cette crise de légitimité quasi récurrente qui sert de mobile à de nombreuses rebellions de groupes armés, dont l’AFC/M23. C’est tout le problème qui dérange lorsque ce groupe armé rebelle est l’œuvre d’un ex président de la Centrale électorale nationale de la RDC.

Rigueurs de la Justice et la vérité face à la compromission des uns.
Ce revirement de situation scandaleuse confirme le problème de gouvernance globale et de fragilité institutionnelle qu’il est nécessaire d’évaluer et de traiter à la racine. Pour mieux poser les questions, il revient à tenir compte des droits de la justice comme de la vérité en considérant les cas de certains congolais qui ont pris l’option de prendre les armes pour faire entendre leurs voix. Ils doivent rendre des comptes, en toute légalité. Ainsi, l’exclusion de certains acteurs majeurs de la crise, l’AFC/M23 en particulier, doit-être comprise comme un garde-fou légal pour renforcer le caractère sacré de la Démocratie, base d’un dialogue sain et juste, entre des congolais qui respecteront à jamais les exigences nobles pour la conquête du pouvoir et l’expression des revendications.
Un Dialogue comme base de respect permanent des exigences démocratiques

Le dialogue entre Congolais, partant de la base de la justice et de la vérité, doit jeter les fondements d’un nouvel Etat congolais qui ne doit plus être l’objet des rebellions armées pour se faire entendre. Il faut donc décourager cette dérive devenue un fonds d’aventure et de recours pour des criminels. L’ensemble de la population est conscient des tueries et violations des droits de l’homme. Ce dialogue ne doit pas servir de rémission des péchés des rebelles dont la criminalité n’est pas prescriptible. Corneille Nangaa Yobeluo et ses complices congolais, au service du Rwanda contre leur propre pays, doivent servir de leçon pour la postérité, en répondant d’abord des charges qui leurs sont imputées, aux niveaux national et international, avant d’envisager leur éligibilité à participer à un Dialogue des congolais patriotes. Même que l’observation du rapporteur de l’Assemblée Nationale, l’honorable Jacques Djoli, sur le cas Nangaa, prend tout son sens :
« Nangaa parce qu’il a fait pousser la barbe, il faut l’amener lui particulièrement à un dialogue ? » (Jacques Djoli)

Il est mieux que les discussions à Doha s’en tiennent à clarifier le problème de Nangaa, Bisimwa, Mamba, Makenga et tous ceux qui répondent de Kigali avant l’éventualité de les évaluer pour les inscrire au dialogue.
C’est le cas aussi d’autres responsables des groupes armés tel que ceux de la CODECO, des FRPI, sans oublier le cas délicat de l’ancien président Joseph Kabila, lequel, durant ses deux mandats, avait qualifié le M23 de « criminels » ! L’ironie est qu’aujourd’hui, il fraye avec eux qui le considèrent presque comme leur chef. A ce titre, il est difficile qu’il puisse prétendre à participer au fameux Dialogue avec de telles conséquences.

Joseph Kabila est venu jusqu’à Goma, territoire occupé par la rébellion de Corneille Nangaa soutenue par le Rwanda. Cette collusion traduit une complicité politique et partisane jugée grave et incompréhensible par Kinshasa, cela, au regard des pertes humaines, civiles comme militaires, causées par ce conflit.

Conclusion. Ce Dialogue doit servir d’exemple et de référence historique pour l’avenir de la RDC qui n’a plus besoin des congolais et congolaises capables de trahison contre leur souveraineté pour faire valoir leurs intérêts personnels.
Olympus médias RDC.
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