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SB64 Bonn : les PMA et l’AOSIS appellent à des actions immédiates sur l’urgence climatique.

SB64 Bonn : les PMA et l’AOSIS appellent à des actions immédiates sur l’urgence climatique.

Bonn, Allemagne, le 16 juin 2026 – Le Groupe des pays les moins avancés (PMA) et l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS) ont exprimé, lors d’une conférence tenue de presse le 16 juin 2026 à Bonn, Allemagne, leur inquiétude face à l’absence de progrès significatifs lors des négociations de la Conférence SB64 sur les changements climatiques. Ces deux groupes, représentant respectivement 44 PMA et 39 PEID, soulignent que les efforts actuels ne répondent pas à l’urgence de la crise climatique qui touche les pays les plus vulnérables.

« Les négociations actuelles ne permettent pas de répondre à l’urgence de la crise climatique qui frappe les pays les plus pauvres et les plus vulnérables du monde. Alors que le temps presse, les négociations sur plusieurs points essentiels de l’ordre du jour restent au point mort, tandis que les impacts du changement climatique continuent de s’intensifier, menaçant des vies, des moyens de subsistance, des écosystèmes et les acquis de développement durement obtenus. »

Les PMA et l’AOSIS déplorent le fait que les négociations stagnent sur des questions essentielles, alors que les impacts du changement climatique s’intensifient. Les deux groupes ont réaffirmé que limiter le réchauffement à 1,5 °C est vital pour la survie de leurs communautés. « Limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C est une question de survie, et non un choix politique. » Ils ont tous deux exprimé leur vive inquiétude face aux tentatives visant à affaiblir le rôle de la science dans le cadre de la CCNUCC et à remettre en cause l’objectif de 1,5 °C. Pour les pays vulnérables, chaque fraction de degré compte. Dépasser le seuil de 1,5 °C aurait des conséquences désastreuses pour les petits États insulaires en développement, les pays les moins avancés et les autres communautés vulnérables au changement climatique.

image-13 SB64 Bonn : les PMA et l'AOSIS appellent à des actions immédiates sur l'urgence climatique.

Ils ont également plaidé pour le renforcement du Programme de travail sur l’atténuation pour accélérer la réduction des émissions et mobiliser des financements climatiques. Face à des lacunes importantes dans le financement, les deux parties demandent la mise en œuvre immédiate du Nouvel Objectif Collectif Quantifié (NOQM) et la reconstitution urgente des fonds climatiques. L’accès à des ressources fiables et adéquates est crucial pour répondre aux besoins croissants en matière d’adaptation et de résilience climatique.

*Accélérer l’Objectif mondial d’adaptation
Les PMA et l’AOSIS ont demandé une mise en œuvre accélérée de l’Objectif mondial d’adaptation (OMA) et l’opérationnalisation des indicateurs de Belém, tout en insistant sur la nécessité de tripler le financement de l’adaptation d’ici 2035. Les deux groupes ont également demandé l’adoption urgente d’un mandat pour l’examen du Programme de travail pour une transition juste (PTJ) lors de la SB64. « Malgré des échanges intensifs ces deux derniers jours, les Parties n’ont toujours pas trouvé d’accord. Sans mandat pour l’examen intersessions, le Secrétariat n’aura pas la possibilité de mener à bien le processus d’examen, ce qui compromet la poursuite du PTJ au-delà de 2026. »

*Respect de l’Accord de Paris
À quelques jours de la fin des travaux, les deux groupes ont encouragé toutes les parties à faire preuve d’ambition et de flexibilité. L’ambassadeur Anne Rasmussen d’AOSIS a souligné l’importance d’agir pour respecter l’Accord de Paris. « La probabilité croissante de dépassement des objectifs climatiques nous incite à redoubler d’efforts pour mettre pleinement en œuvre l’Accord de Paris et réduire d’urgence nos émissions, afin d’en limiter l’ampleur et la durée, » a déclaré Anne Rasmussen, négociatrice en chef d’AOSIS. « Il ne s’agit pas d’un signal pour baisser les bras, accepter la déstabilisation climatique et condamner les plus vulnérables à souffrir. »

Pour sa part, l’ambassadeur Adao Soares Barbosa, président des PMA, a affirmé que : « Les pays les plus vulnérables du monde ne peuvent plus se permettre de retards. Nous avons besoin de résultats qui renforcent la mise en œuvre, mobilisent le soutien, accélèrent l’atténuation, favorisent l’adaptation et permettent d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Les données scientifiques sont claires, les impacts se font déjà sentir et la responsabilité d’agir n’a jamais été aussi grande. »

Ensemble, ils réaffirment leur engagement à atteindre des objectifs ambitieux pour protéger les populations et l’environnement.

Cellcom MEDD-NEC.

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