RDC. Révision de la Constitution : Le débat politique dérive dans les mouvements libres et la rue.
Plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile s’expriment déjà sur l’éventualité d’une possible révision constitutionnelle. Les uns sont d’accord et les autres rejettent cette initiative. Pour la majorité des déclarations, le positionnement à des fins politiques justifie les rapports des choix.
Que faut-il espérer autour de cette question constitutionnelle, consensus politique ou referendum ?

A ce jour, le sujet devient de plus en plus délicat car, les réactions émargent des limites politiciennes pour provenir des couches sociales. Ce que le débat n’est plus objectif. L’heure est donc grave car, en RDC où de vieilles querelles politiciennes avec de nouvelles s’enchaînent depuis les débats des années 1960, engager la rue au débat ouvre le pays sur des désastreuses perspectives et conclusions. L’opinion publique congolaise est généralement mal informée du contenu réel. En RDC, la rumeur prime sur l’opinion publique et, les conséquences de la politique gagnent les populations dangereusement. Il s’agit le plus souvent d’instrumentalisation. Et les premiers à s’engager dans ce cycle de désordre, les mouvements des jeunes partisans en faveur ou opposés à l’initiative.

Ils se sont multipliés à Kinshasa et dans les provinces. Ceci démontre que le débat n’est plus essentiellement d’utilité régalienne ou patriotique dans le vrai sens du terme en raison du fait que les arguments ne sont plus motivés que pour les intérêts culturels et particuliers des tireurs des ficelles et acteurs dans l’ombre.
Parmi les premiers mouvements à afficher sa position en faveur de la révision de la Constitution, ‘’La Force du progrès’’, structure affiliée à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel qui multiplie depuis quelques temps des déclarations favorables au changement de la Constitution. Le caractère fanatique de leur slogan qui revient comme leur leitmotiv : Félix n’a pas un mandat, il a une mission pour la RDC’’, constitue un aveu clair de désirer, en dépit du nombre exclusif de deux mandats prévus par l’actuelle Constitution, de la modifier à cette fin.

En opposition à cette vague, les jeunes de Lamuka dans le district de Tshangu qui, eux aussi, durcissent le ton et fixent leur position en déclarant être « prêts à affronter la Force du progrès ».
Cette escalade qui annonce des jours de malheur pour la paix sociale inquiète l’opinion publique à juste titre. Les victimes de ces débordements d’humeur et des violences urbaines sont nombreux. Un risque de confrontation directe entre militants politiques et factions rivales dans les rues de Kinshasa demeure prévisible. Plusieurs observateurs redoutent que les rivalités partisanes ne dégénèrent en violences urbaines si des mesures préventives ne sont pas rapidement prises par les autorités administratives et sécuritaires.

Tout le monde sait que manifester est un droit garanti par cette Constitution au cœur des tensions mais, il y a lieu que le gouvernement, la Police nationale congolaise, les responsables politiques de tous bords, les organisations de la Société civile et les communautés religieuses sans distinction, privilégient ‘’ un dialogue réellement républicain’’, faute de nous entraîner dans un cycle de tourmentes publiques.
Une désescalade est nécessaire dans les plus brefs délais, vu que l’approche de l’année 2028, prévue pour l’organisation des élections générales, approche sinon, le pire est à venir.
Olympus médias RDC.
Share this content:



Laisser un commentaire