Jimmy Cliff : Le premier ambassadeur du reggae dans le monde, à 81 ans, quitte la scène ce 24/11/2025.
Jimmy Cliff, c’est par cette identité qu’il fut connu dans le monde entier. Ses succès sont légion.

C’était bien lui la première vedette internationale du Ska, rythme qui créa le reggae. Bob Marley, Peter Tosh, Bunny Wailer, Hibbert Toots, Gregory Isaacs, Third World, UB 40, Steel pulse, etc…lui doivent tous d’avoir été celui qui ouvrit la voie du reggae en Occident et dans le reste du monde. Bien sûr que les successeurs vont amplifier l’écho mais, Jimmy Cliff reste le précurseur du reggae.
Né James Chambers le 30 juillet 1944 en Jamaïque, il nous quitte le 24 novembre 2025, des suites d’une pneumonie, à l’âge respectable de 81 ans !

C’est le Papy du reggae qui s’en est allé après avoir marqué les hits parades et des milliards de mélomanes avec ses nombreuses compositions.
La légende rapporte qu’il avait écrit ses premières chansons dès l’école primaire alors qu’il n’avait que 14 ans. A Kingston, capitale de la Jamaïque, nous sommes dans les Caraïbes britanniques, son père lui colla le pseudonyme de Jimmy Cliff qu’il allait rendre plus célèbre que sa vraie identité.

C’est en 1961 qu’il demarra vraiment de chanter dans des bistrots dont le plus emblématique nommé Beverley. En 1964, Cliff fut choisi pour représenter la Jamaïque dans le cadre du World’s Fair de New York. La même année, il fit partie d’un programme de ska aux côtés de Toots & the Maytals, Prince Buster et Byron Lee.
C’est en signant avec la firme Island Records – maison de disques de Chris Blackwell qui créa la carrière de Bob Marley, plus tard, que Jimmy Cliff s’installa à Londres. Son premier album, Hard Road to Travel, lui valut un tube en Amérique du Sud. En 1969, il écrit son opus standard : »Many Rivers to Cross », la chanson la plus reprise de la musique populaire de son époque que sa notoriété grandit. Plusieurs interprétations suffirent pour faire de ce titre une chanson emblématique.

Avec la sortie mondiale du film » The Harder They Come », Jimmy Cliff acquit enfin le statut de star internationale. Le rôle principal qu’on joua dans ce film, à la signification historique importante pour la Jamaïque et le rayonnement culturel de l’île, l’imposa dans le monde entier qui découvrit réellement le Reggae qui connut un rayonnement en ces années 70 qui sont celles de l’émergence de Bob Marley ( pour la reprise de » I Shot the Sheriff » d’ Eric Clapton.
C’est ainsi que Jimmy Cliff devint le premier des ambassadeurs du Reggae-Ska genre nouveau pour le monde ébloui par les Rastamans.
Dans les années 1980, engagé politiquement, il est repris par Bruce Springsteen, collabore avec les Rolling Stones et fait partie du collectif Sun City qui appelle au boycott de l’apartheid.
En 1983, il signe un tube international, Reggae Night, qui l’impose, à près de 40 ans, à un jeune public. Il portera sa musique de continent en continent, collaborant avec de jeunes artistes et cultivant son bel humanisme.

Sa discographie comporte des succès comme : Hakuna Matata ( Le Roi lion), House of Exile, Hot Shot, Vietnam, Wonderful World beautiful people, Treat the youth right, Special, Djakarta man, You can’t get if you really want, Experience, … plusieurs featurings avec notamment le français Bernard Lavilliers. Pour la RDC, le président Mobutu l’invita chanter à Kinshasa et Lubumbashi en 1984. Il a foulé presque toute l’Afrique qu’il célébrait. Son dernier album, Refugees, sorti en 2022, est un homme à la vie normale qu’il incarnait avec sa simplicité, lui qui a rencontré les grands d ce monde sans perdre la tête.
Olympus médias RDC.
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