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Valse endiablée des prix des légumes aux alentours de Kinshasa.

Valse endiablée des prix des légumes aux alentours de Kinshasa.

Économie domestique.

Valse endiablée des prix des légumes aux alentours de Kinshasa.

Manger à Kinshasa nécessite une bourse bien garnie. Il n’y a plus presque rien qui ne coûte moins cher. Les prix donnent le vertige au pouvoir d’achat des habitants qui râlent chaque jour. Avec le taux de change qui poursuit sa lancée, les étals des marchés de la capitale présentent des tarifs très salés aux acheteurs embêtés par la détérioration croissante des conditions commerciales imposées par les vendeurs.

IMG-20240716-WA0042 Valse endiablée des prix des légumes aux alentours de Kinshasa.


Dans le temps, acheter des légumes dans nos marchés communaux demandait plus d’argent que s’en procurer dans les marchés des cités périphériques et rurales comme à Maluku, Kinkole, plateau des bateke, mitendi et kasangulu.
Les temps ont changé. Tout le monde fait ses propres enchères au tempérament. Tenez! Une botte de feuilles de manioc ( pondu de caoutchouc),cultivées à N’sele est passée de 7.000 Fc à 10.000 Fc (soit de 2,5 à 3,5 USD) au taux de 2.850 Fc. Celle de salade cultivée à Kasangulu, elle, se négocie à 12.000 Fc ( 4,5 USD) alors qu’elle se vendait à 9 ou 10.000 FC. Au plateau des Bateke, une botte d’oseille ( Ngayi Ngayi) a doublé carrément de prix de 1000 à 2000 FC, soit 0,70 dollars américains.

IMG-20240716-WA0043 Valse endiablée des prix des légumes aux alentours de Kinshasa.


Le Gombo ( Dongo Dongo) de Kimwenza se vend à 2000 FC le lot. Quant aux choux, à Mbanza-Ngungu, c’est toute la confusion qui va avec les multiples dimensions que présente ce légume vert. Les plus petits sont écoulés à 6000 FC ( 2,10 USD) alors qu’ils coûtaient à peine 3000 FC ( 1,2 USD). Les moyens s’offrent à 8 ou 9000 FC et les plus grands sont tellement hors de prix qu’ils sont souvent fendus pour attirer toutes les bourses faute de pouvoir les vendre à plus de 12 à 15.000Fc, voire 20.000Fc! On n’aborde pas les prix du piment, des haricots, des carottes, des poireaux, des patates douces…

IMG-20240716-WA0040 Valse endiablée des prix des légumes aux alentours de Kinshasa.

La valse des prix a viré à une vitesse à vous donner le tournis rien que de faire le tour d’achat des places marchandes rurales autrefois très bon marché mais, aujourd’hui, en proie à une frénésie de surenchère commerciale inquiétante.
Cette hausse des prix des produits domestiques de première nécessité s’étend à tous les produits connus comme les feuilles de patate douce, la tomate, l’oignon, la ciboulette, l’amarante,etc…

IMG-20240716-WA0037 Valse endiablée des prix des légumes aux alentours de Kinshasa.


Cette hausse serait due, selon les explications, au cchangement des saisons mais, pourquoi jamais, ces prix sont revus à une forte baisse au retour de la bonne saison !? Mentalités mercantilistes.
Si l’on peut considérer et reconnaître les exigences du transport de ces produits des centres de production rurale vers les centres de consommation urbaine, connaissant l’état dégradé des routes de desserte agricole, on ne peut pas comprendre cette envolée des prix aux sites primaires de leur culture et production !
Cela paraît très terre-à-terre pour la majorité de l’opinion publique mais, c’est fondamentalement important pour comprendre l’usure de la vie sociale dans le grand centre urbain qui reçoit, de plein fouet, ces spéculations désordonnées opérées, pour la plupart, par des marchandes et des marchands ruraux qui ne calculent pas une marge bénéficiaire honnête dans leur offre qui anéantit davantage le pouvoir d’achat, en réduction croissante, d’une bonne demande urbaine qui commence à se faire de plus en plus rare. Conséquences : 1. Certains foyers se privent de plus en plus des légumes dans leur alimentation et, leurs assiettes sont plus servies de viandes et d’aliments frigorifiés.2. Les supermarchés et hypermarchés de la ville proposent des meilleurs prix pour les mêmes légumes qui leurs sont fournis par des fermes et des producteurs plus sérieux et conscients de la concurrence et des fluctuations du marché des produits vivriers.

IMG-20240716-WA0041 Valse endiablée des prix des légumes aux alentours de Kinshasa.

Conclusion. Il y a lieu de ramener les milieux ruraux à de bonnes politiques marchandes pour l’intérêt de mieux développer leurs commerces avec une production qui devra s’écouler en respectant l’équilibre d’une offre qui se rapporte à une demande, toutes deux, bien contrôlées.

La rédaction.

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