Marie Nyange engage les industriels, pour une paix certaine, dans l’économie circulaire et une transition énergétique.
La ministre congolaise de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a pris part au dialogue organisé, le vendredi 12 décembre 2025, sur la transition énergétique et l’économie circulaire.

C’était dans le cadre de la 7ème Assemblée des Nations Unies pour l’environnement à Nairobi, au Kenya.

Lors de ce dialogue, la ministre a souligné trois éléments clés : la paix, la contribution des industriels et la coopération internationale. Elle a affirmé que la paix est essentielle pour assurer une transition énergétique et une économie circulaire.

« Il est nécessaire d’assurer la sécurité dans les zones d’approvisionnement stratégiques. Les fabricants devraient garantir le recyclage par le biais d’une taxe, un modèle déjà appliqué dans d’autres pays. Le financement est crucial dans cette approche ».( S.E. Marie Nyange).

Poursuivant, Mme la ministre de la RDC a mis en évidence toutes les attentes en ce qui concerne l’utilité de la coopération: « La coopération internationale doit participer activement à cette nouvelle économie circulaire, impliquant tous les acteurs. Au niveau national, des politiques doivent être mises en place pour encourager cette coopération ».

A titre d’information, la transition énergétique et l’économie circulaire sont deux piliers complémentaires pour un développement durable. Elles visent à réduire la dépendance aux énergies fossiles et aux ressources vierges. Les énergies fossiles privilégient le passage aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, tandis que les ressources vierges favorisent la réduction des déchets, le recyclage, la réutilisation et l’éco-conception, contribuant ainsi à la réduction des émissions de CO2 et à la préservation des matières premières.

Mme la Ministre de l’Environnement Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat se retrouve aux premières loges de l’examen des cas et questions qui concernent les préoccupations réelles de la planète.

En fait, des dirigeants mondiaux sont réunis au Kenya pour faire face aux crises environnementales mondiales.

Il s’agit de:
.Voir comment sauver la fonte des glaciers du monde, ressources régulatrices de plusieurs cycles naturelles à l’origine de l’écosystème planétaire;
.Freiner les proliférations massives d’algues sur les coraux océaniques ;
. Réduire l’impact environnemental de l’intelligence artificielle sur les atouts traditionnels de l’intelligence humaine ;…

Ce ne sont là que quelques-uns des enjeux qui sont au premier plan de ces assises où, des représentants de plus de 180 pays se sont donnés rendez-vous à Nairobi, au Kenya, pour la septième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (UNEA-7).
Position de l’UNEA.
L’Assemblée est le principal organe de décision au monde en matière d’environnement.

La 7ème session de cette année 2025 est qualifiée de très critique moment de l’humanité par les experts pour la Terre.
Les trois crises environnementales planétaires, à savoir : Les changements climatiques, la perte de nature, de terres et de biodiversité, ainsi que la pollution et les déchets, au regard des conséquences générales, ont entrainé tous les systèmes naturels d’autorégulation à leur limite, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour l’humanité.

L’UNEA-7 qui se tient périodiquement à Nairobi, ville choisie par un consensus des Nations Unies, entend mettre l’accent sur la manière dont les pays peuvent mettre en œuvre « des solutions réelles à des problèmes concrets ».
Pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnement,PNUE, il faut déterminer et encadrer la bonne trajectoire dans les efforts pour ralentir les changements climatiques, stopper la perte de biodiversité et la dégradation des terres, afin de lutter contre la pollution plastique.

A ce stade, l’heure est de proposer des solutions concrètes et plus pratiques qui vont susciter une action plus forte et plus rapide face aux trois crises environnementales planétaires.
De nombreux projets de résolutions( 15 définis) et trois projets de décisions, notamment ceux appelant les pays à protéger les glaciers qui disparaissent rapidement, à mieux gérer la production de minéraux et de métaux, et à mettre fin au fléau des proliférations d’algues, qui envahissent les plages du monde entier, ont été au centre des échanges mais, l’une des résolutions les plus attendues pourrait être celle qui incite les pays à réduire l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle.

En marge de toutes ces préoccupations réelles à répercussions universelles, De plus en plus d’études montrent que les centres de données qui hébergent cette technologie consomment d’énormes quantités d’électricité et d’eau, produisent des déchets électroniques et reposent sur des minéraux souvent extraits de manière non durable.
Bien que juridiquement non contraignantes, les résolutions de l’UNEA-7 aident les pays à trouver un terrain d’entente et ont, par le passé, posé les bases d’accords internationaux pionniers.

Parallèlement au débat sur les résolutions, l’UNEA-7 proposera trois discussions de haut niveau, explorant pourquoi la durabilité environnementale est cruciale pour l’industrie, la finance mondiale et la santé humaine au moment quand l’IA pose un problème environnemental grandissant.
Historique et perspectives de l’UNEA-7.
La première UNEA s’était tenue en 2014, inaugurant une nouvelle ère de coopération internationale dans laquelle les pays se sont engagés à travailler ensemble sur les défis environnementaux, comme ils le font pour d’autres préoccupations mondiales telles que la sécurité et le commerce. Au cours des 11 dernières années, l’UNEA a adopté des résolutions sur tout, de la lutte contre le trafic d’espèces sauvages à l’élimination de la pollution plastique.

Plus de 4 800 personnes se sont inscrites à la session de cette année 2025, qui s’est tenue au Bureau des Nations Unies à Nairobi, un complexe de 56 hectares qui constitue le seul siège du Secrétariat de l’ONU dans le Sud global.

Parallèlement aux discussions officielles, une série d’événements parallèles officiels, d’événements associés à l’UNEA et d’expositions seront organisés par des représentants des accords multilatéraux sur l’environnement, des organismes qui travaillent en étroite collaboration avec le PNUE et l’UNEA pour faire face aux trois crises environnementales planétaires.

L’UNEA-7 marquera également le lancement du septième rapport sur l’avenir de l’environnement mondial, un rapport de référence sur l’état de la planète. Les lauréats du prix Champions de la Terre 2025, la plus haute distinction environnementale des Nations Unies, seront annoncés, et un gala célébrera plusieurs initiatives pionnières visant à restaurer le monde naturel.
L’UNEA-7 prévoit des discussions sur 15 projets de résolutions et trois projets de décisions.
À propos de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (UNEA)
L’UNEA est l’organe de décision le plus élevé au monde en matière d’environnement et regroupe l’ensemble des 193 États membres des Nations Unies. Elle se réunit tous les deux ans pour définir l’agenda environnemental mondial, fournir des orientations politiques globales et déterminer les réponses politiques aux défis environnementaux émergents.

La session de cette année a compris, entre autres, l’approbation de la Stratégie à moyen terme du PNUE pour 2026-2029.
Olympus médias RDC.
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