Ecocide de plus à Rutshuru. L’AFC/M23 détruit des bananeraies en représailles.
Plusieurs plantations dans le territoire de Rutshuru, zone encore occupée par les rebelles de l’AFC/M23, subissent des destructions massives intentionnelles. Il s’agit précisément des bananeraies des cités de Katwiguru, Buganza, Kisharu et Nyamwisi en groupement de Binza, dans la chefferie de Bwisha.

Selon des informations de la société civile, les destructions se poursuivent jusqu’à Nyamilima où les plantations sont totalement rasées par les éléments armés de la rébellion dirigée par Corneille Nangaa et ses acolytes, supplétifs du Rwanda de Paul Kagame. Pour les populations sauvagement privées de cette ressource de subsistance et d’exploitation commerciale, c’est un risque de crise alimentaire qui se profile à l’horizon de toutes les deux provinces du Nord et sud Kivu !

Pourquoi ces ravages ?
Jusque-là, les autorités de l’AFC/M23 n’ont donné aucune explication convaincante sur cette autre forme de criminalité qui s’apparente et rejoint les crimes reconnus d’écocide perpétrés contre l’environnement et la biodiversité.

Déjà, dans ce cadre, Mme la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle économie du Climat, au nom du Gouvernement de la RDC, a souscrit, au cours d’une mission lors de la seconde semaine africaine du climat à Addis Abeba et à la COP 30 de Belém au Brésil, à la loi proposée à l’ONU qui classe les crimes contre l’environnement au degré de pénalité de droit commun.
« Nous sommes convaincus que la stabilisation durable passe par la protection des écosystèmes, et que la reconnaissance de l’écocide, pour laquelle la RDC travaille en vue de son intégration dans son cadre légal, peut constituer un instrument juridique essentiel pour prévenir les dégradations environnementales majeures », avait déclaré la Ministre Marie Nyange Ndanbo.

Bref aperçu sur l’écocide.
- L’activisme des groupes armés à l’Est de la République démocratique du Congo fait que le pays est victime, depuis des décennies, de l’érosion de sa biodiversité.
- L’écocide, s’il est adopté, constituera le 5e crime de la compétence de la Cour pénale internationale.
- La législation sur les écocides vise à prévenir les dommages pour faire tenir pénalement responsables certaines personnalités au pouvoir de leurs abus décisionnels en matière d’environnement.
- L’écocide fournit un cadre qui va orienter la prise de décision plus facilement sur les objectifs de ce traité international juridiquement contraignant.
La RDC est devenue le premier pays africain à déclarer son soutien à l’établissement de l’écocide comme crime dans le statut de Rome instituant la Cour Pénale Internationale (CPI). Cet engagement a pour but de condamner tout acte de destruction massive de l’environnement. Cette nouvelle forme de criminalité a été dénoncée, à maintes reprises par le Chef de l’Etat, S.E. Félix Tshisekedi et relayée par Mme la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle économie du Climat, La professeure Marie Nyange Ndambo.

Les rebelles de l’AFC/M23 sont coupables de tous ces dommages conduisant à une destruction environnementale massive du fait des décisions de leurs autorités qui seront, tôt ou tard, tenues pénalement responsables. Le terme « écocide » désigne, selon les experts, des actes illicites ou arbitraires commis en connaissance de la réelle probabilité́ que ces actes causent à l’environnement des dommages graves qui soient étendus ou durables.

Si l’ONU les répertorie au même degré que les crimes commis contre l’humanité. En RDC, l’attention reste toute soutenue au même titre que la vigilance sur de telles exactions perpétrées contre des ressources alimentaires qui servent à la survie de milliers de compatriotes vivant dans cette partie du pays où le paysannat et la culture constituent le principal travail et l’occupation quotidienne.

L’inquiétude des populations du territoire de Rutshuru s’est étendue à d’autres territoires qui subissent des violations continues des droits communs : Rançonnage des habitants, recrutement forcé des jeunes, réquisition des biens d’autrui sans réparation, viols, massacres, braconnage, trafic des minerais et d’espèces rares bref, nos compatriotes assistent à de nombreuses sortes de pillages systématiques qui provoquent des disettes. A ce rythme, la faim et la pénurie en vivres et biens de première nécessité sont prévisibles si rien n’est fait pour stopper ce vandalisme des rebelles qui en font une arme de dissuasion et de représailles contre les populations qui résistent à leur occupation.
Olympus médias. La rédaction.
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