Chaos de la circulation routière à Kinshasa : Contrôle technique ou vérole publique ?!
Il n’y a rien de plus commun comme la circulation routière car, sans elle, aucun déplacement n’est possible dans la société. Cette réalité incontournable est valable pour tous les pays du monde qui possèdent des réseaux routiers.

Pour s’y faire, une législation internationale impose des règles universelles condensées dans une sorte d’aide-mémoire, des usagers de la circulation, qui fait office du fameux code de la route.

Le » Code de la route », justement, constitue pour le cas précis de la République démocratique du Congo, dans sa stricte application comme dans son respect, un véritable débat social.

Chacun tire de ses arguments pour se dédouaner, côté conducteurs comme côté des agents en charge de la police de circulation routière, tous services confondus.

Les conducteurs arguent que les tracasseries routières dépassent le degré des normes et, cela est inacceptable, tandis que les agents publics estiment que l’incivisme routier ne permet plus aucune tolérance.

Cependant, les faits pèsent de part et d’autre quant aux responsabilités des uns et des autres mais, il faut l’avouer que la part des conducteurs peut se comprendre contrairement à celle des soi-disant agents régulateurs de la circulation, d’autant qu’ils représentent l’ordre public sans lequel le droit et la justice seront inefficaces.

Pour en venir au sujet qui nous préoccupe, en ce mois de novembre 2025, le contrôle technique en cours des permis de conduire, décrété par les autorités publiques, suscite actuellement de nouvelles remises en question sur les prestations des agents de l’ordre attachés à cette exigence réglementaire. Pour le dire droitement, ça gêne et ça discrédite quasiment tout le prestige des services concernés.

lesquels, des conducteurs-usagers de la circulation et des agents régulateurs du code de la route en République démocratique du Congo, ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités et/ou compétences ?

A chacun de donner suite selon ses avis, considérations et expériences en fonction des faits sur le terrain.

Que dire de cette interpellation des agents de l’ordre ?
- Oza na permis ?
- Oui, Mokonzi
- Oza na contrôle technique ?
- Oui, Mokonzi
- Oza na carte rose ?
- Oui, Mokonzi
- Oza na assurance ?
- Oui, Mokonzi
- Oza na carburant ?
- Oui, Mokonzi
- Kah kaaaahhh, oza na visa Schengen ?
- Non, Mokonzi
- Allez, tia mupanzi, solola !
Ce dialogue très expressif du calvaire, sur le terrain de la circulation routière à Kinshasa, illustre combien tous les scrupules et réserves n’ont plus de raison évidente d’être retenus.

La vérité, pour la plupart des temps et des contextes, est ce qu’elle est. C’est dur à accepter mais, la réalité qui la suit ordonne des réformes plus responsables et intelligentes de l’État, en ce qui concerne la sélection et le recrutement des individus dignes pour les services publics de base d’un État de droit réel, sinon c’est le cercle vicieux. Les unités des parades pompeuses et trompeuses doivent être régulièrement recyclées contre les compromissions notoires et honteuses qui se répètent.

Conclusion : L’ordre ne peut pas être synonyme du désordre au même titre que la barbarie ne favorisera jamais la discipline.

Lorsque les conducteurs congolais, privés ou des transports en commun, émettent le prétexte qu’ils n’ont pas confiance aux agents de l’ordre public attachés à la réglementation de la circulation routière, l’argument des multiples tracasseries tient pour la plupart des situations. Il y a lieu et urgence de revoir la discipline, en amont, pour mieux canaliser les mesures et leur respect dans le chef des administrés, en aval.
Comprenne qui pourra !
Olympus médias RDC.
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