Atelier national de la Société Civile, du 7 au 9 octobre 2025, sur le couloir vert Kivu-Kinshasa( CVKK), discours de S.E. Mme la Ministre de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat.
Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs, acteurs de la société civile, communautaires, partenaires techniques et financiers,
Distingués invités en vos titres et qualités respectifs.

Je vous remercie pour l’invitation à cette cérémonie.
Je prends la parole aujourd’hui en tant que Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Economie du Climat pour défendre une vision collective et urgente faire du Couloir Vert Kivu-Kinshasa un instrument puissant de protection de la nature, de résilience climatique et de développement équitable pour la République Démocratique du Congo.

Mesdames et Messieurs,
Quels sont les enjeux fondamentaux de cette situation?
Le Couloir Vert Kivu-Kinshasa couvre 544 270 km 2 , traverse notre pays sur 400 km, protège des forêts primaires et des tourbières essentielles à la régulation du climat mondial et soutient les moyens de subsistance de 31,5 millions de personnes.

La conservation de cet espace revient à protéger notre avenir climatique, la biodiversité irremplaçable du bassin du Congo et les droits des communautés locales et peuples autochtones. La création juridique du CVKK est une avancée majeure pour la dignité de nos peuples et la sécurité écologique de la planète.

Mesdames et Messieurs,
Quels doivent être nos Principes d’action?
Le Couloir Vert doit reposer simultanément sur trois principes non négociables : conservation, justice sociale et développement durable. La conservation doit être efficace et fondée sur la science. La justice sociale doit garantir les droits fonciers, les savoirs et les voix des communautés locales et peuples autochtones. Le développement durable doit promouvoir des modèles économiques locaux résilients qui créent des emplois, protègent les écosystèmes et génèrent des bénéfices partagés pour l’Etat et la société civile.

Mesdames et Messieurs,
Quels sont les demandes concrètes que je formule à la société civile et aux décideurs?

- Renforcer la gouvernance inclusive
Intégrer des représentants des communautés locales et des peuples autochtones dans toutes les instances décisionnelles du CVKK.
Mettre en place des mécanismes transparents de reddition de comptes et de règlement des conflits fonciers. - Garantir les droits et moyens d’existence
Promouvoir des régimes fonciers sécurisés et des partenariats pour le développement de filières durables portées par les communautés. Soutenir l’accès aux services de base, à la formation et aux marchés pour que la protection de la nature bénéficie directement aux populations « locales. - Déployer des actions de conservation fondées sur la science
Prioriser la protection des forêts primaires et des tourbières identifiées comme puits de carbone critiques.
Soutenir les programmes de surveillance écologique et la recherche participative avec les communautés. - Mobiliser des financements innovants et responsables
Orienter les investissements vers des mécanismes de financement durable, y compris la finance carbone éthique, les paiements pour services écosystémiques et les fonds de conservation communautaires. Exiger des partenaires des conditions qui respectent la souveraineté nationale et les droits locaux. - Soutenir la prévention des menaces et la sécurité humaine
Mettre en place des stratégies coordonnées pour lutter contre la déforestation illégale, le braconnage et l’exploitation non durable des ressources.
Garantir la protection des défenseurs de l’environnement et des leaders communautaires impliqués dans la mise en oeuvre du CVKK.
Mesdames et Messieurs,
Voici le Rôle attendu de la société civile:
La société civile doit être l’alliée active de l’État dans la mise en oeuvre du CVKK. Son rôle est de : documenter les impacts, garantir la transparence, catalyser des initiatives locales de restauration et d’économie verte, et porter la voix des communautés au niveau national et international. La société civile doit exiger des engagements mesurables, suivre les résultats et proposer des solutions pragmatiques et innovantes.
C’est pourquoi je lance un appel solennel pour un engagement pertinent à l’ensemble des participants et partenaires : engagez-vous publiquement à faire du Couloir Vert Kivu-Kinshasa un modèle mondial de conservation inclusive. Engagez des actions concrètes, financez des projets pilotés localement, et travaillez avec l’Etat pour assurer une mise en oeuvre rapide, transparente et respectueuse des droits humains.
Je confirme l’engagement du Ministère à faciliter le dialogue multi-acteurs, à renforcer les cadres réglementaires nécessaires et à soutenir la mobilisation de ressources, La protection du CVKK est une responsabilité partagée et une opportunité historique de positionner la RDC comme leader de la conservation et de la justice climatique.
Pour Conclure je reitère que la préservation du Couloir Vert Kivu-Kinshasa est une urgence morale, écologique et économique. La réussite du CVKK dépendra de la force de notre coalition : Etat, société civile, communautés locales, peuples autochtones, secteur privé et partenaires internationaux. Agissons aujourd’hui pour assurer des vies meilleures pour nos populations, la perennité de nos écosystèmes et l’intégrité climatique de la planète,
Je vous invite à transformer les recommandations de cet atelier en décisions politiques et en actions concrètes et mesurables.
Que vive la République Démocratique du Congo pays solution pour le changement climatique;
Que vive le Président de la République qui en a fait son cheval de bataille.
Merci. ( Son Excellence Mme Marie Nyange Ndambo, Ministre national de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat).

Olympus médias RDC.
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