Angola : Le fils dos Santos, Filomeno « Zenu », recouvre sa liberté à l’occasion d’une grâce présidentielle.
Afrique.
Il s’appelle José Filomeno dos Santos, fils de l’ancien président Edouardo dos Santos décédé et porte le surnom très populaire de « Zenu ». Il vient d’être gracié par le Président angolais João Lourenço.

José Filomeno dos Santos, était déjà puni de prison, lui qui avait été condamné en juillet 2024 pour cinq ans pour corruption. Âgé de 46 ans, « Zenu » dirigeait le fonds souverain angolais entre 2013 et 2018. Accusé avec trois autres prévenus d’avoir transféré illégalement 500 millions de dollars de la Banque centrale vers le compte londonien d’une agence de Crédit Suisse, l’ensemble de ses fraudes aurait permis de détourner jusqu’à 1,5 milliard de dollars du trésor public.

Le fils de l’ancien maître de l’Angola, Edouardo dos Santos, décédé le 8 juillet 2022 à Barcelone en Espagne, a obtenu la grâce présidentielle à l’occasion des 50 ans de l’Indépendance du pays qui sera célébrée l’an prochain.

Cette célébration confère au Président actuel, Joao Lourenço, le privilège d’accorder la grâce présidentielle chaque année. Ainsi, une cinquantaine de prisonniers, dont Zenu dos Santos, ont été relaxé par cette mesure.

Pour le cas, c’est une détente entre la famille de l’ancien président décédé et le pouvoir en place qui entretiennent des rapports très tendus.

Plusieurs membres et proches d’Edouardo dos Santos sont dans le collimateur de la justice angolaise qui détient de nombreux dossiers des malversations financières opérées dans le secteur pétrolier, la grande ressource du pays, par ces derniers durant les 38 ans de règne sans partage de la famille dos Santos, aujourd’hui réfugiée en Europe et dont la fille, Isabel dos Santos, veuve de Sindika Dokolo, l’opposant congolais très fortuné, figure parmi les femmes les plus riches d’Afrique.

La libération de José Filomeno dos Santos » Zenu » est peut-être les débuts d’une ouverture qui pourrait permettre à la famille de l’ancien dictateur de revenir en Angola avec sa fortune, sans crainte.

La rédaction.
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