Constant Mutamba agite le Babel des cours et tribunaux congolais.
Justice.
Constant Mutamba agite le Babel des cours et tribunaux congolais.
C’est un coup de tonnerre dans les milieux des auxiliaires de justice comme de tout l’appareil judiciaire de Kinshasa. Les vagues innovantes de l’actuel Ministre de tutelle déferlent à une vitesse qui donne le vertige à tous les niveaux des juridictions.

Il ne se passe un jour sans que l’on apprenne une décision révolutionnaire tomber dans le secteur de la justice. D’ailleurs, ce punch administré par le ministre d’État, ministre de la justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba Tugunga, se ressent dans l’opinion publique où des favorables se disputent avec des septiques sur les faits et gestes de l’homme surnommé déjà » Le crocodile de Lubao »!

Gare à tout celui qui sera sa proie ! Il est en guerre contre les anti valeurs dans le secteur de la justice congolaise très malade. Constant Mutamba Tugunga est à l’offensive en amont et en aval des situations. On finit par s’interroger s’il prend le temps de s’asseoir dans son cabinet tellement il est trop sur le terrain pour délivrer, de certains démons et hantise, la justice de la république démocratique du Congo !

Alors qu’il a présenté, au dernier conseil des ministres du gouvernement national, le projet de tenir, dans les tous prochains jours les états généraux de la justice, le ministre s’est engagé dans une réforme des services judiciaires sans déployer trop de bruits.
C’est la confusion dans les greffes qui viennent d’être dépossédés du mécanisme qui leur accordait beaucoup de pouvoirs et d’influences à l’origine de toutes les manœuvres et corruptions. Comment ?

Ce lundi 19 août 2024, le ministre d’État, ministre de la justice, a pris la décision de supprimer la perception des frais de justice par les greffes des cours et tribunaux. Ainsi, greffiers, huissiers et magistrats ne sont plus autorisés de percevoir les frais des transactions et instructions qu’ils verbalisent. C’est la fin de toutes les influences et intimidations.

Dans l’objectif de tracer et retracer plusieurs procédures, grâce à la bancarisation des frais d’instructions et des transactions, ce sont des guichets des banques partenaires de l’État congolais qui seront, désormais, chargées d’encaisser toutes les paiements autrefois perçus par les greffes et huissiers des cours et tribunaux. La décision du ministre d’État, ministre de la justice et Garde des Sceaux exige à toutes les banques d’ouvrir des guichets dans tous les services sous sa tutelle.

Quels sont les avantages de cette réforme silencieuse mais redoutable ?
D’une part, il y aura plus de transparence dans les soldes financiers du ressort judiciaire et, d’autre part, la marge des manœuvres des réseaux mafieux seront plus faciles à cerner et à démanteler. Avec les guichets publics, la nomenclature des taxes et autres redevances judiciaires seront bien définies et connues de tous contrairement à l’ancien système dévolu à la volonté des Magistrats et huissiers.

L’accès à la justice ne sera plus négociable avec des intermédiaires pour intenter une action judiciaire quelconque. Il sera permis à n’importe qui de pouvoir aisément consulter les canevas des frais disponibles dans les guichets officiels. De là, le suivi sera plus facile pour apporter l’efficacité administrative requise pour une réelle rigueur de la gestion des milliers d’affaires judiciaires qui trainent dans certains placards pendant des années, par la faute des agents véreux. Plus encore, cette réforme des services de perception judiciaire sécurise les comptes du trésor public en matière judiciaire où, on imagine les manques à gagner.

C’est donc la mort lente et progressive des fraudes, frais non répertoriés et taxations fantaisistes qui relèvent de la plupart, si pas, toutes les officines des services judiciaires.
L’espoir d’assainir cette administration judiciaire constitue, à coup sûr, la perspective d’un véritable état de droit où rien n’est opaque et clandestin. Cela va rassurer les citoyens et citoyennes, lesquels, grâce à cette transparence, vont être plus informés des règlements et procédures judiciaires qui semblaient des mécanismes à la portée d’une catégorie des personnes particulières or, il s’agit des services publics ouverts pour la société des personnes et des biens.

Félicitations au ministre de la justice qui traverse plusieurs champs de bataille en sonnant la charge contre les ennemis du changement structurel et de l’amélioration évidente en république démocratique du Congo.
La rédaction
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