Sortie de crise en RDC, le moment de vérités pour tous est arrivé.
Sortie de crise en RDC, le moment de vérités pour chacun des acteurs.
Tout le monde est rivé sur la signature des accords de Washington et de Doha comme si les enjeux politiques et économiques seront définitivement joués or, la vraie partie de poker est à peine commencée.

Du moins, une chose est certaine : Chaque acteur politique congolais ressent actuellement qu’un virage déterminant est en phase d’engagement pour l’avenir du pays.

La politique ne sera plus là même dans 5 ans car, le vent du changement des principes et des règles de gouvernance souffle très fort pour les politiciens dinosaures qui réfléchissent comment résister à la nouvelle ère amorcée.

Ce changement implique de nouvelles réalités à propos de l’impunité, la corruption, les abus de pouvoir, bref, les antivaleurs qui semblent avoir épuisé leurs cycles et totalement effectué leurs cercles vicieux en raison de l’évidence que le peuple congolais a compris, tout compris.

Il n’y a plus rien de nouveau sur la scène politique nationale mis à part que tous les rôles ont été joué.
Il a fallu l’alternance de 2018 pour déclencher cette révolution du système de fond en comble.
Grâce à cette rupture, toutes les vérités se sont libérées, tous les secrets se sont dévoilées pour saturer le champ politicien du dernier degré de l’intolérable et de l’incroyable.

On aura tout vu et entendu :
Un président de la commission électorale nationale indépendante s’est transformé en rebelle pour contester la légitimité d’un président de la république qu’il a lui-même proclamé après avoir organisé des scrutins ;

un ex président de la république et sénateur à vie a rejoint des rebelles où il apparaît clairement comme le leader; des hauts gradés militaires ont fait défection pour trahir l’armée nationale contre la patrie ;

un ministre d’État et ministre de la justice a été poussé à la démission par un Procureur général près la Cour de Cassation ;

des détournements de fonds astronomiques se sont succédés à une fréquence quasi démoniaque et impossible à imaginer ;

on a assisté à des évènements et incidents effarants à tous les niveaux et secteurs de la vie nationale que, de peu, on a failli penser que le pays n’était plus gouvernable tellement des faits inattendus ont bousculé l’actualité.

On vient de loin ! Il faut l’avouer.
Si tout est à refaire, eh! Bien! C’est déjà à l’œuvre pour ceux qui ont le discernement parce qu’il y a des choses que l’on ne doit plus revivre dans ce pays malmené et instrumentalisé depuis des décennies au nom d’un nationalisme de pacotille.

Le temps des vérités est arrivé pour chacun des acteurs congolais gouvernants et gouvernés. Nous avons tous des parts de responsabilités dans ce suicide manqué de la nation.

Heureusement que le changement social est une perspective fatale pour ceux qui l’ignorent ou le méconnaissent. Des congolais et congolaises qui résisteront face à ce renouveau inévitable, ils se noieront dans la médiocrité du barbarisme intellectuel qui gangrène la majorité humaine égarée dans un mondialisme déshumanisant.

Il est temps de s’adapter et mettre le pied à l’étrier car, le moment de vérité est en cours pour tous.
Guy ILUNGA KABAMBA.
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